Mon histoire

Mes débuts dans le monde aviaire

L'aventure commence en 2009...

Je venais de terminer le secondaire et j’étais à la recherche d’un emploi. Je m’étais présenté dans toutes les boutiques de vêtement «skate» (ou planche à roulette). À cette époque, je caressais l’idée de devenir professionnelle de skateboard… 

Il ne me restait qu’un seul curriculum vitae dans les mains. En partie pour faire plaisir à ma mère mais surtout pour revenir les mains vides, je suis entrée dans une l’animalerie pour poser ma candidature. À ma grande surprise, on m’annonçait joyeusement quelques minutes plus tard que je commençais le lendemain!

 

Le département des oiseaux

Le jour où mes yeux se sont posés sur cette boule de plume grise aux grand yeux noirs et profonds, j’étais hypnotisée. La créature éveillait en moi cet étrange sentiment. C’était comme si quelque chose dans mes entrailles se réveillait quand je le regardais. Initialement, j’étais dans le département des chiens et des chats donc j’ai demandé à être transféré de département pour me rapprocher de lui.

Il s’appelait Charlie et c’était un jeune gris d’Afrique. Notre relation s’est développée et comme plusieurs à leur début dans le monde aviaire, j’ai commencé à lire tout ce que je pouvais sur les perroquets. Un beau jour, à mon retour de vacances, je fus choquée de découvrir la cage de Charlie vide… C’était sûrement une erreur ! Où était-il?
J’en avais presque oublié que mon compagnon, mon collègue de tous les jours était à l’adoption.

 

Où est Charlie ?

J’aurais dû être heureuse qu’il se soit trouvé une famille, mais je n’y arrivais pas. C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience de mon attachement envers lui, après tous ces mois à le côtoyer et à apprendre à le connaître. Un beau jour, des clients se sont présentés au magasin avec un gris d’Afrique qui m’était très familier. J’avais le coeur qui battait la chamade. Charlie? C’était bien lui avec sa nouvelle famille ! Il venait lui faire une petite manucure. Pendant un instant, j’avais osé espérer qu’il le rapportait au magasin… Voyons! 

Je n’arrivais pas à effacer son souvenir de ma tête quand j’ai surpris une conversation téléphonique, des semaines plus tard. J’avais compris que sa nouvelle famille ne voulait plus de lui et qu’il s auraient voulu être remboursé. Comme ce n’était pas possible, ils allaient le vendre de leur côté! J’étais en panique : qu’est-ce qui allait lui arriver? Dans quelle famille allait-il atterrir?!

Heureusement, l’histoire se termine bien car au moment où j’écris ces quelques lignes, Charlie tente de s’en prendre à mes crayons. C’est donc chez moi qu’il a atterri suite à sa première adoption.

Une passion grandissante

La sensation que je ressentais au fond de moi quand je regardais Charlie c’était probablement ma passion pour les oiseaux qui se réveillait lentement. J’ai travaillé dans différentes animaleries avant de m’inscrire en technique de santé animale. Je garde un excellent souvenir de mes années au Collège Laflèche. Mes professeurs m’ont outillé pour que je puisse pousser mes études plus loin dans le domaine de la médecine aviaire. Leur support m’a été inestimable. 

J’ai travaillé dans un hôpital vétérinaire avec les oiseaux exotiques puis j’ai opéré pendant quelques années mon propre centre de réhabilitation pour oiseaux sauvages. Ayant fait un stage avec le Dr Guy Fitzgerald de la Clinique des Oiseaux de Proie (COP), j’étais un point de chute et les agents de la faune m’apportaient souvent des oiseaux de proie blessés pour que je les stabilise avant leur transfert vers la COP. Grâce à cette expérience, j’en ai appris énormément appris sur l’anatomie, la nutrition et la médecine aviaire. 

Lorsque je ne suis pas plongée dans mes livres sur les oiseaux, je consacre beaucoup de mon temps libre à la pratique de l’ornithologie. J’aime me balader avec mes jumelles et identifier les différentes espèces d’oiseaux que je rencontre. Observer les comportements des oiseaux dans leur milieu naturel me fascine. En fait, de mon point de vue, tout ce qui touche le monde aviaire est passionnant. 

Et c’est ainsi qu’au moment où mon chemin a croisé celui de Charlie, ma passion n’a cessée de prendre de l’expansion.

Ma colonie

Charli, gris d’Afrique
Kilo, perruche omnicolore
Chico, gris d’Afrique
Capitaine, perruche ondulée verte
Tesla, ara chloroptère
Nairobi, perroquet de Meyer
Jacqueline, perruche ondulée jaune
Koo, gris d’Afrique

Floki, Canis lupus familiaris 

Dans plusieurs familles, les perroquets doivent vivre avec des chats et/ou des chiens.  Vivant moi-même avec un chien de grande race, je comprend tout à fait les enjeux d’une telle cohabitation. Je recommande toujours de faire preuve d’une grande prudence et surtout d’encourager une ignorance mutuelle. Même si les réseaux sociaux regorgent de vidéos «cute» de chats et de chiens ayant des contacts physiques étroits avec des perroquets, je n’encourage pas du tout cette pratique. 

Il est tout à fait possible de vivre en harmonie avec différentes espèces sous votre toit et il me fera plaisir de vous accompagner dans cette aventure !